Politique du genre

INTRODUCTION

1.La présente politique réaffirme l’engagement de la Banque à promouvoir la prise en compte des questions de genre comme moyen de favoriser la réduction de la pauvreté, le développement économique et l’égalité entre les femmes et les hommes dans la zone de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Elle vise principalement l’égalité hommes-femmes1 à titre d’objectif de développement plutôt que les femmes comme groupe cible. La réalisation de cet objectif exige de la Banque qu’elle examine l’ensemble de ses politiques, programmes et projets pour dégager les incidences qu’ils ont et pourraient avoir sur les femmes et les hommes.

2. La politique de la Banque en matière de genre est fondée sur le constat que l’Afrique en général et la zone UEMOA en particulier a des traits prononcés et spécifiques au plan du genre qui influent directement sur son développement économique et social. Elle prend en considération le programme d’action international, qui vise à réaliser un partenariat complet et égal entre les femmes et les hommes, condition sine qua non pour relever les défis auxquels fait face I’UEMOA.

3. Dans cette perspective plus large, la question de savoir comment convertir les questions de genre en politiques et interventions de développement, et en particulier comment cibler le plus efficacement et le plus équitablement les ressources financières et autres pour accroître la productivité des femmes et renforcer leur autonomie, est au cœur des politiques et des actions de développement entreprises par la Banque. On a laissé entendre que viser uniquement les femmes ne suffit pas et que l’élaboration de politiques et de plans de développement devrait prendre en considération les besoins à la fois des femmes et des hommes en même temps.

4. Le genre est devenu une question d’intervention de développement. En premier lieu, des disparités persistent entre les femmes et les hommes en dépit d’améliorations importantes au niveau du statut absolu de la femme et de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la plupart des pays ouest africains. La plupart des femmes jouissent moins de droits sociaux, économiques et juridiques que les hommes et n’ont pas accès aux ressources de développement, aux prestations et ne participent pas à la prise de décisions à tous les niveaux de la société. Ensuite, les disparités entre les femmes et les hommes ont une incidence négative sur le développement. L’expérience a montré que la discrimination fondée sur le genre donne lieu à une plus faible croissance économique, à plus de pauvreté, à une gouvernance plus faible et à un niveau de vie plus bas. En revanche, l’amélioration des capacités des femmes dans le domaine de l’éducation donne lieu à des baisses de mortalité infantile, à un statut nutritionnel amélioré et exerce une influence marquée sur la réduction de la pauvreté. Les politiques doivent donc porter de façon

Par égalité, on entend la jouissance des droits de la personne par les femmes et les hommes. Il s’agit là d’un principe universel, réaffirmé par la Déclaration de Vienne adoptée par 171 États à la Conférence mondiale sur les droits de la personne tenue en 1993. Ce principe a des aspects économiques, juridiques et politiques, à savoir par exemple les chances égaies de participation à la prise de décision sur les fronts économique et politique; l’égalité de l’accès aux services de base, notamment l’éducation et la santé; l’égalité de la protection devant la loi; l’élimination de la discrimination fondée sur le genre et de la violence faite aux femmes; la rémunération égale pour travail égal et l’égalité des droits à tous les secteurs de la vie, à la fois publique et privée.

égale sur les besoins en matière de développement à la fois des femmes et des hommes et transformer les structures et les processus qui continuent d’alimenter l’inégalité.

5. La présente politique reflète également les principes pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, consensus mondial réalisé à travers plusieurs conférences mondiales, en particulier celles de Dakar et de Beijing, ainsi par de nombreuses recherches et de points de vue provenant de la sous-région. En outre, elle est conforme aux directives relatives à l’égalité entre les femmes et les hommes et le renforcement de l’autonomie des femmes dans la coopération du développement élaborées par le Comité d’Assistance au Développement (CAD) de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE).

6. La politique en matière de genre est divisée en quatre chapitres. Le premier expose le contexte international, africain et régional ainsi que la justification de la prise en compte du genre dans le développement. Les obstacles à la mise en œuvre de mesures d’égalité entre les femmes et les hommes dans I’UEMOA sont présentés au deuxième chapitre. Les fondements de la politique, les principes directeurs de la BOAD et les priorités de sa politique en matière de genre sont présentés dans le chapitre 3. Le chapitre 4 propose les stratégies de mise en œuvre de la politique genre par la Banque.

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